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Test Scheppach HL810 : le fendeur vertical costaud mais pas pour tout le monde

Test Scheppach HL810 : le fendeur vertical costaud mais pas pour tout le monde

François Bouchard
François Bouchard
Conseiller en horticulture
13 mai 2026 1 min de lecture

Résumé

Note de la rédaction

★★★★★ ★★★★★

Rapport qualité-prix : intéressant si vous faites vraiment du bois

★★★★★ ★★★★★

Design et ergonomie : costaud, mais pas super pratique à bouger

★★★★★ ★★★★★

Matériaux et construction : du costaud, mais finition perfectible

★★★★★ ★★★★★

Durabilité et entretien : ça inspire confiance, mais quelques zones d’ombre

★★★★★ ★★★★★

Performance : 8 tonnes qui font le boulot, avec quelques limites

★★★★★ ★★★★★

Présentation : un gros vérin hydraulique pour du bois jusqu’à 55 cm

★★★★★ ★★★★★

Points Forts

  • Puissance de fendage de 8 tonnes efficace pour la majorité des bûches de chauffage
  • Capacité à gérer des bûches jusqu’à 55 cm de long et environ 30 cm de diamètre
  • Bâti en acier stable et impression de solidité globale pour un usage régulier

Points Faibles

  • Machine très lourde et encombrante, pas pratique à déplacer ni à stocker
  • Peinture et finition moyennes, infos floues sur les pièces détachées et l’entretien long terme
Marque Scheppach

Un gros fendeur pour arrêter de se casser le dos

Je cherchais un fendeur de bûches qui évite de passer mes week-ends à taper à la hache, et je suis tombé sur ce Scheppach HL810, un modèle vertical de 3000 W annoncé à 8 tonnes de poussée. Sur le papier, ça a l’air sérieux : gros moteur, bâti acier, commande bi-mains, bûches jusqu’à 55 cm. Bref, pile ce qu’il faut pour préparer le bois de chauffage pour l’hiver sans finir au kiné.

Je l’ai utilisé sur quelques stères de bois déjà débité en 50 cm, mélange de chêne, hêtre et un peu de résineux. L’idée, ce n’est pas de faire un test de labo, mais de dire concrètement comment ça se passe dans une cour un peu en pente, avec une rallonge standard, et un utilisateur qui n’a pas envie de passer sa journée à régler des trucs. Je ne suis pas pro forestier, juste un particulier qui chauffe pas mal au bois.

Ce que je peux dire d’entrée de jeu, c’est que ce n’est pas un petit jouet de bricolage : le machin fait plus de 100 kg, ça prend de la place, et si vous pensiez le ranger dans un petit coin de cave, il faut revoir un peu vos plans. Par contre, une fois en place, on sent que c’est fait pour encaisser du volume. On est loin des petits fendeurs horizontaux 5 tonnes qu’on pose sur une table.

Dans ce retour, je vais surtout parler de ce que ça donne en vrai : montage, maniabilité, puissance réelle, sécurité, et si le pack avec la fendeuse manuelle vaut le coup. C’est clairement un investissement, donc autant savoir à quoi s’attendre avant de sortir la carte bleue. C’est globalement un bon outil, mais il y a quelques points chiants à connaître avant d’acheter.

Rapport qualité-prix : intéressant si vous faites vraiment du bois

★★★★★ ★★★★★

En termes de rapport qualité-prix, je dirais que le HL810 est intéressant mais pas pour tout le monde. Si vous faites 1 stère par an pour la cheminée du salon, c’est clairement trop gros et trop cher. Par contre, si vous chauffez vraiment au bois et que vous faites plusieurs stères par saison, là ça commence à se justifier. Le gain de temps et surtout d’énergie par rapport à la hache ou à un petit fendeur horizontal 5 tonnes est réel.

Comparé à des modèles plus légers, on paie ici la puissance de 8 tonnes, la capacité à prendre des bûches de 55 cm en vertical, et la structure plus massive. Il y a moins cher sur le marché, mais souvent avec des machines moins stables, moins puissantes ou limitées à des bûches plus courtes. Si vous avez un insert ou un poêle qui prend du 50 cm, c’est un vrai plus. Maintenant, il faut accepter le compromis : plus cher, plus lourd, plus encombrant.

Le pack avec la fendeuse manuelle, honnêtement, ce n’est pas ce qui change tout, mais ça peut éviter d’acheter un coin séparé. Je ne paierais pas une grosse différence de prix juste pour cet accessoire, mais si l’écart est raisonnable, pourquoi pas. Ça reste un outil basique, utile pour les bûches que la machine a du mal à finir ou pour travailler un peu loin de l’électricité.

Au final, pour un particulier qui a un bon stock de bois chaque année, le HL810 offre un rapport temps gagné / fatigue épargnée qui, à mon avis, justifie l’investissement, surtout si on partage éventuellement la machine avec un voisin ou de la famille. Par contre, si vous manquez de place, que vous n’avez pas un abri correct, ou que vous ne faites que quelques bûches de temps en temps, c’est clairement surdimensionné. Il y a des modèles plus simples et moins chers qui feront largement l’affaire dans ce cas.

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Design et ergonomie : costaud, mais pas super pratique à bouger

★★★★★ ★★★★★

Au niveau design, on est sur du fonctionnel, pas joli. Le bâti en acier est imposant, avec une base assez large pour la stabilité. On a deux roues à l’arrière pour déplacer la machine, mais avec plus de 110 kg sur la balance, il ne faut pas espérer la trimbaler partout comme une valise. Sur sol plat, ça se tire, mais dès qu’il y a un peu de gravier ou de pente, on sent bien le poids et ça devient vite pénible à manœuvrer tout seul.

La hauteur de travail est correcte pour des bûches de 50 cm, mais si vous êtes petit, vous allez devoir lever un peu haut certaines bûches lourdes pour les mettre bien en place sous le coin. Perso, au bout de quelques heures, c’est plus le dos et les bras qui fatiguent que la machine. Il n’y a pas de table réglable en hauteur, c’est un plateau unique, donc pas de miracle côté ergonomie. C’est typiquement le genre de machine qu’on installe une bonne fois à un endroit à peu près plat, et qu’on ne bouge plus trop.

Les commandes sont assez simples : deux leviers/poignées pour la descente, un interrupteur, et le système pour régler la course. Le Vario Spalt n’est pas compliqué, mais on voit que ce n’est pas pensé pour être ajusté toutes les cinq minutes. On règle une fois au début selon le type de bûches, et on laisse comme ça. Les protections métalliques autour de la zone de fendage limitent un peu les projections, mais ça reste une machine ouverte : il faut des gants, des chaussures de sécu, et éviter de coller son visage trop près.

Un truc que j’ai trouvé moyen, c’est la gestion des câbles et de l’espace. Le câble d’alimentation n’est pas très long, donc il faut presque toujours une rallonge, et ça traîne vite par terre au milieu des bûches. Idem pour la zone au sol : comme on travaille en vertical, on se retrouve avec des demi-bûches qui tombent sur les côtés, donc il faut prévoir de la place autour et dégager régulièrement, sinon on se marche dessus. Bref, le design fait le job, mais ce n’est pas pensé dans le détail pour le confort d’un particulier qui bosse seul dans sa cour.

Matériaux et construction : du costaud, mais finition perfectible

★★★★★ ★★★★★

Niveau matériaux, le gros point positif, c’est que le bâti en acier semble vraiment solide. On sent que la structure est faite pour encaisser les 8 tonnes annoncées sans broncher. Pendant mes sessions, je n’ai pas entendu de craquement suspect ni vu de torsion bizarre, même avec des bûches un peu tordues. Les soudures ne sont pas les plus belles du monde, mais elles tiennent. On est plus sur un outil de chantier que sur un bel objet de garage.

La peinture, par contre, ne m’inspire pas une confiance folle sur le long terme. Après quelques jours d’utilisation, avec des bûches qui frottent, on voit déjà des marques et des endroits où la peinture s’écaille un peu. Rien de dramatique, mais dans un environnement humide, ça risque de rouiller à moyen terme si on ne fait pas un minimum attention. Pour une machine de ce prix et de ce poids, j’aurais aimé un traitement un peu plus costaud, surtout sur les zones de contact.

Les poignées et leviers sont en métal avec des gaines plastiques. Ça tient, mais ça fait un peu "industriel basique". Ce n’est pas fragile, juste pas très agréable en main sur de longues sessions, surtout si on a les mains un peu moites. Un revêtement un peu plus ergonomique aurait été un plus. Les roues, elles, sont correctes pour déplacer la machine sur sol dur, mais on voit bien que ce n’est pas fait pour rouler dans un terrain boueux ou très irrégulier : l’axe est simple, et il y a un peu de jeu.

Enfin, il y a la partie hydraulique. Le vérin donne une impression de sérieux, pas de fuite visible, et le bruit de fonctionnement reste dans la norme pour ce type d’engin. Par contre, la doc n’est pas très claire sur l’entretien à long terme (changement d’huile, purges, etc.), et comme il n’y a pas d’infos claires sur les pièces détachées, ça peut faire un peu peur pour la durée de vie. Globalement, les matériaux sont adaptés pour un usage régulier de particulier, voire semi-intensif, mais ce n’est pas non plus une machine de pro pensée pour 8 heures par jour toute l’année.

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Durabilité et entretien : ça inspire confiance, mais quelques zones d’ombre

★★★★★ ★★★★★

Sur la durabilité, je n’ai évidemment pas plusieurs années de recul, mais après plusieurs grosses sessions, le HL810 donne une impression de machine solide. Pas de jeu qui apparaît, pas de fuite d’huile, pas de bruit anormal. Le bâti ne s’est pas déformé, même en forçant sur des bûches un peu abusées. Pour un usage saisonnier (quelques week-ends par an), je pense qu’il peut tenir longtemps si on ne le laisse pas pourrir dehors sous la pluie.

Le gros point qui me gêne, c’est l’absence d’informations claires sur les pièces détachées. Sur la fiche, c’est marqué "information indisponible". En gros, si dans 3–4 ans vous avez un joint de vérin qui lâche ou un problème sur la pompe, ce n’est pas évident de savoir si ça se répare facilement ou si c’est poubelle. Pour une machine de ce tarif et de ce poids, ça refroidit un peu. On aurait aimé un minimum de transparence sur la dispo des pièces, même si c’est juste via le SAV de la marque.

Côté entretien, le manuel n’est pas ultra détaillé. On comprend qu’il faut surveiller le niveau d’huile hydraulique, vérifier les boulons de temps en temps, et garder la machine propre. Mais il n’y a pas un vrai plan d’entretien clair avec des échéances (changer l’huile tous les X heures, par exemple). Du coup, on navigue un peu à vue. Ce n’est pas dramatique pour un particulier, mais ça donne l’impression que la durabilité repose aussi sur le bon sens de l’utilisateur, pas sur un vrai suivi.

Enfin, il y a la résistance aux conditions extérieures. Vu le poids, beaucoup de gens vont le laisser dans un abri ou un coin de grange. Honnêtement, il vaut mieux éviter l’extérieur non couvert : la peinture marque vite, et l’hydraulique n’aime pas l’humidité permanente. Si vous avez un abri sec et un peu de place, ça ira. Sinon, entre la taille et la sensibilité probable à la rouille, ça peut devenir un problème sur la durée. En résumé : construction globale rassurante, mais quelques doutes sur la longévité si on ne soigne pas un minimum la machine.

Performance : 8 tonnes qui font le boulot, avec quelques limites

★★★★★ ★★★★★

Sur la performance pure, le HL810 est franchement efficace pour un usage domestique sérieux. Les 8 tonnes annoncées ne sont pas du vent : sur du bois sec de diamètre moyen (20–25 cm), ça passe comme il faut. J’ai enchaîné plusieurs heures sur du chêne et du hêtre, et la machine n’a pas montré de signe de faiblesse particulière. Elle ralentit un peu sur les gros nœuds, mais on sent qu’il y a de la réserve et qu’elle finit par faire craquer la bûche dans la majorité des cas.

Là où on voit les limites, c’est sur les gros diamètres très noueux. Sur certaines bûches de 30 cm bien tordues, il a fallu repositionner plusieurs fois, jouer un peu avec la position pour que ça finisse par s’ouvrir. Rien d’anormal pour ce type de fendeur, mais si vous avez que du gros chêne noueux, il faudra parfois pré-débiter à la tronçonneuse ou sortir la fendeuse manuelle fournie. Disons que ce n’est pas une machine magique qui fend tout sans broncher, mais pour la majorité des bois de chauffage classiques, ça fait le job.

La vitesse de cycle est correcte sans être fulgurante. On n’est pas sur une machine professionnelle ultra rapide, mais pour un particulier, ça va : on pose la bûche, on actionne les deux commandes, ça descend, ça fend, ça remonte. Avec le réglage de course, on peut gagner quelques secondes à chaque bûche si on bosse toujours sur la même longueur. Sur une après-midi complète, ça fait la différence. En gros, on peut traiter pas mal de bois sans avoir l’impression d’y passer sa vie, à condition d’être un minimum organisé autour de la machine.

Point important : le moteur de 3000 W tourne sur du 230 V standard, mais il ne faut pas une rallonge pourrie de 30 mètres en 1,5 mm². Avec une bonne rallonge en 2,5 mm², pas de souci de disjonction chez moi. Le bruit est dans la moyenne : ça ronronne fort mais supportable avec un casque anti-bruit. La machine chauffe un peu mais n’a pas montré de coupure de sécurité pendant mes tests. Globalement, niveau performance, pour un particulier qui fait quelques stères par an, c’est largement suffisant, tant qu’on sait que les bûches les plus pénibles demanderont un peu de patience ou un outil complémentaire.

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Présentation : un gros vérin hydraulique pour du bois jusqu’à 55 cm

★★★★★ ★★★★★

Concrètement, le Scheppach HL810, c’est un fendeur vertical hydraulique de 3000 W, alimenté en 230 V classique. La marque annonce une force de fendage de 8 tonnes et une course de 550 mm, réglable avec le système qu’ils appellent Vario Spalt. En clair, on peut ajuster la course du vérin selon la longueur des bûches, histoire de ne pas faire descendre le plateau pour rien à chaque fois. Ça paraît gadget, mais sur une après-midi complète, ça fait gagner un peu de temps et ça fatigue moins.

Le fendeur accepte des bûches jusqu’à 55 cm de long et 30 cm de diamètre d’après la fiche. Dans la vraie vie, 30 cm de diamètre bien noueux en chêne, ça passe, mais il ne faut pas s’attendre à ce que ça se fende comme du sapin sec. Disons que pour du bois déjà bien fendu une fois ou deux à la tronçonneuse, ou des bûches un peu moins grosses, ça défile assez bien. J’ai fait passer des bûches de 25–27 cm de diamètre en hêtre sans trop de souci, avec quelques ralentissements sur les nœuds.

Le système de commande à deux mains est obligatoire : une main pour le levier, l’autre pour l’autre commande. Tant qu’on garde les deux, le vérin descend, dès qu’on lâche une main, ça remonte. C’est clairement pensé pour la sécurité, même si au bout d’un moment ça fatigue un peu les épaules, surtout si on est pas très grand. Il faut le savoir : on ne peut pas "bloquer" une commande et travailler à une main, et honnêtement, vu la puissance du truc, ce n’est pas plus mal.

Le pack que j’ai eu était la version Solo + Accessoire avec fendeuse manuelle. La fendeuse manuelle, c’est un genre de coin amélioré que l’on tape avec une masse. Ça ne change pas la vie, mais pour les bûches tordues que même le HL810 peine à finir, ça dépanne. Dans l’ensemble, la machine est pensée pour quelqu’un qui a du bois à faire chaque année, pas juste trois bûches pour la cheminée du salon.

Points Forts

  • Puissance de fendage de 8 tonnes efficace pour la majorité des bûches de chauffage
  • Capacité à gérer des bûches jusqu’à 55 cm de long et environ 30 cm de diamètre
  • Bâti en acier stable et impression de solidité globale pour un usage régulier

Points Faibles

  • Machine très lourde et encombrante, pas pratique à déplacer ni à stocker
  • Peinture et finition moyennes, infos floues sur les pièces détachées et l’entretien long terme

Conclusion

Note de la rédaction

★★★★★ ★★★★★

Pour résumer, le Scheppach HL810 est un gros fendeur vertical sérieux qui s’adresse plutôt aux gens qui font vraiment leur bois de chauffage chaque année qu’à ceux qui veulent juste fendre deux bûches pour le week-end. La machine est puissante, stable et capable de gérer des bûches de 55 cm sans trop sourciller, tant qu’on reste dans des diamètres raisonnables. On sent que la structure en acier est faite pour encaisser, et le moteur de 3000 W fait le boulot sans broncher sur des sessions prolongées.

Par contre, ce n’est pas un outil "plug and play" pour tout le monde : c’est lourd, encombrant, un peu pénible à déplacer, et il faut accepter la commande à deux mains qui fatigue un peu sur la durée. La finition n’est pas parfaite (peinture qui marque vite, ergonomie moyenne), et le manque d’infos sur les pièces détachées fait un peu tiquer pour la durée de vie à très long terme. Si vous avez un abri correct, de la place, et plusieurs stères à faire chaque année, ça reste un bon investissement qui vous évitera pas mal de coups de hache. Si vous êtes juste un petit utilisateur occasionnel ou que vous manquez de place, mieux vaut regarder un modèle plus léger et moins cher.

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Sous-notes

Rapport qualité-prix : intéressant si vous faites vraiment du bois

★★★★★ ★★★★★

Design et ergonomie : costaud, mais pas super pratique à bouger

★★★★★ ★★★★★

Matériaux et construction : du costaud, mais finition perfectible

★★★★★ ★★★★★

Durabilité et entretien : ça inspire confiance, mais quelques zones d’ombre

★★★★★ ★★★★★

Performance : 8 tonnes qui font le boulot, avec quelques limites

★★★★★ ★★★★★

Présentation : un gros vérin hydraulique pour du bois jusqu’à 55 cm

★★★★★ ★★★★★
Fendeur à bûches vertical HL810 - 3000W / 230V - Fendeur de bois hydraulique - Bâti en acier - Puissance de fendage 8T - Course de 550mm (Solo + Accessoire, HL810, avec fendeuse manuelle) avec fendeuse manuelle HL810 Solo + Accessoire
Scheppach
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